La région Centre – Val de Loire est une petite région d’élevage jouant malgré tout un rôle important dans le monde de l’élevage français. Souvent nommé comme grenier et jardin de la France, la région dispose d’acteurs motivés, polyvalent et enclin au changement. La polyculture élevage fait partie du paysage de la région, en mêlant céréale et pâturage les agriculteurs de la région s’améliore économiquement et environnementalement. L’élevage dans la région est primordial afin de grader des paysages ouverts et conserver un nombre constant d’animaux. Si demain il n’y a plus d’élevage dans la région c’est tous un maillage qui s’écoule (abattoir, IAA…). Le maillage d’abattoirs est faible mais il reste stable, les abattoirs de la région sont multi-espèces et de proximité.
Même si l’effectif total des bovins viande a diminué de 7.2 % entre 2010 et 2020. La région Centre – Val de Loire reste essentielle pour la production de viande française car elle est au centre de la France. Elle est un lieu de passage important et contribue à maintenir une dynamique vers les autres régions de France. La région se veut active, les acteurs régionaux de la filière élevage et viande ne craignent pas de se lancer dans des projets pour relancer le territoire qui reste malgré lui très rural. Les axes de dynamique et plus urbain étant la proximité du Bassin parisien et les longs de la Loire.
Selon l’étude IPSOS, réalisée en 2023 sur un échantillon de 1 085 personnes majeurs et représentatifs de la population française, 70 % des Français considèrent que le repas est un moment de partage et de convivialité. En termes d’éducation alimentaire, 48 % souhaitent transmettre l’importance de manger équilibré et 46 % l’importance d’avoir une alimentation variée. 73 % des Français affirment avoir déjà entendu parler du flexitarisme et 62 % d’entre eux décrive le flexitarien comme une personne qui mange de tout, y compris de la viande et du poisson, en quantité raisonnable et en se souciant de leur mode de production.
Pour une majorité des Français, être flexitarien c’est aussi :
Ces convictions, liées au comportement alimentaire des Français, sont au cœur de la campagne « Aimez la viande, mangez-en mieux. » signée « Naturellement Flexitariens ».
L’évolution du style de vie a transformé la manière de consommer : moins de temps est alloué à la cuisine, les ménages achètent plus de viande hachée et de plats préparés … Cela crée, in fine, une méconnaissance des différents morceaux de viande et des façons de les cuisiner. Paradoxalement, on peut voir une plus forte volonté de s’informer sur la viande, sur ses modes de production, notamment sur les aspects environnementaux et sur le bien-être animal. En 2019, 50% de la population française revendique l’importance de manger équilibré. Etude IPSOS pour INTERBEV sur les « Attitudes et tendances alimentaires des Français ».
Depuis plusieurs années, les attentes et les questionnements de la société envers la filière élevage et viande sont croissants. Si 89 % des Français déclarent aimer la viande et seulement 2 % ne pas en manger, beaucoup s’interrogent sur le bien – être des animaux, l’impact de la production sur l’environnement et l’intérêt nutritionnel de la viande. C’est pourquoi dès 2014, l’Interprofession de l’élevage et de la viande (INTERBEV) a instauré un dialogue ouvert et constructif avec l’ensemble des parties prenantes, dont les Organisations non gouvernementales (ONG) de protection de l’environnement et du bien – être animal.
Ainsi qu’en 2015, est créée la commission « enjeux sociétaux » d’INTERBEV. Celle – ci s’organise en trois groupes de travail (environnement, bien – être animal et nutrition) et rassemble des professionnels de la filière et des experts des thématiques. En fin d’année 2016, cette commission élabore un diagnostic de Responsabilité sociétale des entreprises (RSE), dans le but de structurer la stratégie de développement durable. En 2017, la filière élevage et viande s’engage dans son Pacte sociétal, une démarche collective de responsabilité sociétale, selon la norme ISO 26 000.
En 2018, le Pacte sociétal reçoit le label AFNOR « engagé confirmé RSE de niveau 3 sur 4 », puis de nouveau en 2021. En 2022, INTERBEV a réalisé une analyse de matérialité, confortant les résultats du premier diagnostic RSE.
La filière élevage et viande s’est engagé dans son Pacte sociétal, pour agir sur 4 grands axes :